Coudre efficacement !

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Bien le bonjour !

Aujourd’hui nous allons aborder une question qui m’a été demandée à l’occasion du petit concours que j’avais organisé en août ! D’ailleurs, n’hésitez pas à demander des articles en particulier, je note toutes vos idées !

Vous voulez savoir comment se passe une session couture, typiquement ? C’est parti !

En général je coud le week end. Je commence le samedi matin, où je vais décalquer le patron si besoin, et couper le tissu dans la foulée. Ca me prend 1 à 2h environ.

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Si j’ai encore le temps, je commence quelques étapes ensuite, par exemple faire les pinces, préparer les poches, toutes ces petites choses à faire sur 1 pièce, pour préparer l’assemblage. Dans ce cas, je m’arrange pour aller manger dehors à midi, comme ça je gagne du temps sur le rangement/ré installation de mes affaires de couture, sur la table de la salle à manger ! Efficacité on vous dit !

L’après midi, c’est le montage. Là c’est surtout en terme d’organisation dans l’espace que ça se joue. Comme je n’ai pas d’atelier, je range toutes mes affaires dans une boite. Au moins je ne cherche pas le bon pied de biche partout ! Je fais aussi en sorte d’avoir le fer à repasser dans la même pièce. J’essaie toujours de penser à le rallumer avant de faire la ligne de couture qu’il va falloir aplatir, et d’avoir plusieurs chose à repasser d’un coup.

Le plus souvent, j’ai terminé le samedi soir vers 17 ou 18h (il m’arrive même, quand j’ai fini vraiment tôt, de couper le prochain projet). Mais il arrive que le projet soit plus ambitieux, ou qu’une étape m’ait causée des difficultés ! Dans ce cas je me réinstalle le dimanche matin. Je crois que je n’ai jamais débordé plus que ça pour un seul et même projet.

Parfois, je découpe quelque chose le dimanche après midi pour le week end suivant ou pour la semaine, si j’ai un jour off de prévu.

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Si je devais récapituler, voici mes 3 principales astuces :

1- Avoir des patrons basiques

Avoir des patrons chouchous, ca permet plusieurs choses :

  • Acheter du tissu au bon métrage, dès le départ.
  • Ne pas avoir systématiquement à décalquer
  • Connaitre les étapes, donc coudre sans avoir à déchiffrer le modèle

Vous voyez bien que grâce à ça, on rogne sur plusieurs étapes, sans avoir à perdre en qualité. En ce qui me concerne, j’ai plusieurs favoris : le ginger Jean et le body Nettie de Closet Case, la Mélilot et le plantain de Deer and doe, par exemple !

 

2- Avoir toujours en tête le projet suivant

En réalité, j’ai la plupart du temps au moins 3 ou 4 projets fixés dans mon esprit, avec tout le matériel de disponible. Ce n’est parfois pas ce que je coud tout de suite (et ils restent quelques mois dans ma to do list), tout simplement parce qu’un formidable patron sort et que par hasard j’ai déjà tout ce qu’il faut. Mais il ne m’arrive quasiment jamais d’ouvrir mon tiroir à tissu en me demandant ce que je vais faire ! Ca me permet de gagner du temps, en casant un décalquage par ci, une coupe par là…

 

3- Avoir un stock de tissu conséquent, mais pas irréfléchi

Pour pouvoir enchaîner les projets, il va falloir avoir les tissus (et les à côtés qui vont avec) sous le coude. Mais pour ne pas avoir des métrages impossible à assortir avec un patron, perdre du temps à remesurer, ou encore pire, commencer à couper alors que ça ne va pas, il faut penser un peu en amont !

Je n’ai pas toujours une idée précise de ce que je veux faire dans un tissu. Par contre, j’essaie toujours d’avoir l’idée du genre de projet.

Typiquement :

  • Pour un tshirt en jersey, je prend 1m à 1m50 (si je veux mettre des volants, ou faire des manches longues par exemple)
  • Pour une chemise, je n’aime que Mélilot (cf astuce 1), donc juste 1m !
  • Pour une robe, 1m50 à 2m, si je la vois avec une jupe froncée, des volants…
  • Pour un jean, je prend 1m50

(pour info :  Je fait du 34 en tour de poitrine, 38 en tour de taille et 36 en tour de hanche)

Je gagne du temps au moment de l’achat, je gagne du temps et de la visibilité dans mon stock !

 

En écrivant cet article (un millier de fois) j’ai bien du me rendre à l’évidence : ce sujet me passionne. Impossible de l’aborder de manière… efficace ! Pour une vision plus personnelle des choses, je vous donne rendez vous juste en dessous pour un streetcast !

Au revoir Là Haut de Pierre Lemaitre

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Bien le bonjour !

Je vous avais demandé sur Instagram si des articles sur des livres audio vous intéresseraient, et vous m’avez répondu oui à 90% ! Je m’en doutais un peu ! Quand j’étais ado je lisais énormément, et avec les études, ça a été de plus en plus difficile (j’avais l’impression de ne faire que lire des livres finalement), et puis le tricot est arrivé. Mais il existe une solution pour lire sans forcer sur ses yeux à longueur de journée et tout en tricotant : le livre audio !

Personnellement j’utilise l’application Audible d’Amazon sur mon téléphone. C’est un système d’abonnement : pour environ 10e par mois vous pouvez choisir 1 livre tous les mois. Vous pouvez bien sûr en acheter d’autres, mais la plus part coûtent plus d’une vingtaine d’euros.

Bref, vous avez compris le principe, passons au premier livre que j’ai testé : Au revoir Là Haut de Pierre Lemaitre !

Pourquoi ce livre ? Je me demandais un peu si j’allais accrocher au format audio, alors j’ai choisi une histoire que je connaissais déjà et que j’avais adoré au cinéma, pour mettre toutes les chances du côté de cette nouvelle expérience.

Et je pense que c’est à peu près le livre parfait en audio. Il est lu par l’auteur lui même qui est un excellent conteur. L’entretien avec l’auteur à la fin nous apprend que Pierre Lemaitre a conçu son livre pour donner le sentiment que le narrateur s’adresse directement au lecteur, et ça fonctionne merveilleusement bien.

Pour ce qui est de l’histoire, est ce que je vous apprend quelque chose si je vous dit que c’est un chef d’oeuvre ? J’ai ri, j’ai soupiré de dépit, j’ai retenu ma respiration, bref j’étais dedans, complètement. Pour ceux qui comme moi ont vu le film, foncez quand même. Comme pour toute adaptation, il y a des variantes sur quelques passages, même si globalement le film est très fidèle. Et personnellement, j’adore ces variantes. Je trouve ça fascinant de voir un autre destin se dérouler, comme voir un embranchement, une vie parallèle.

Pour ceux qui ne connaissent pas, l’historie se déroule en fin de Première Guerre Mondiale, puis au retour des gueules cassées. Littéralement. Edouard, un tout jeune soldat, est victime d’une bien vilaine blessure au visage, qui lui laisse la figure mutilée. Il va se lier à un autre soldat, et si la guerre a été terrible, le retour à la vie civile ne sera pas simple. Outre les blessés au front, Pierre Lemaitre dépeint toute la société de l’époque, sur fond de hiérarchie sociale et d’arnaque en tout genre, car oui, la guerre n’a pas que des mauvais côtés pour tous le monde…

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On commence donc très fort avec ce titre, auquel je n’ai rien à reprocher ! Il représente 17h d’écoute, et j’ai dû « l’économiser » pour ne pas le finir avant la fin du mois !

Si vous aussi vous utiliser des livres audio, n’hésitez pas à commenter pour faire partager vos coups de cœur ! Je viendrai puiser des idées, et on pourra ensuite en discuter !

Bonne écoute et à très bientôt pour un nouveau commentaire, il me reste 3h de mon dernier livre 😉

Coton et Lin : Tricoter pour l’été

Hissez haut ! (1)

 

(l’article initial a malencontreusement sauté, j’ai essayé de le retranscrire au plus près de ce dont je me souvenais, désolée pour le désagrément !)

1- Aya Tank Top

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Première pièce de cette sélection, le Aya Tank Top de Gabrielle Vézina, que j’ai tricoté en Linen de Drops, se compose de 58% de lin, 26% viscose, 16% coton. Cette laine est assez sèche mais ne gratte pas du tout sur la peau. Le fil est assez raide, il n’y a pas du tout ce petit « rebond » qu’on peut ressentir en tirant sur un fil en laine par exemple. Au départ j’avais pensé à une version rouge, hélas il n’y avait que 2 pelotes en rayon ! J’aime beaucoup ce gris néanmoins. Ce n’est pas une douleur très estivale certes mais je me tourne facilement vers des couleurs foncées pour mes tricots d’été : la dentelle ressort bien sur ma peau très blanche !

En terme de processus, ce patron est bien pensé et très agréable à tricoter.

 

2- Descain de Leila Raabe

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Dès que j’ai vu le Deschain, j’ai su que j’allais le tricoter. Il y a des coups de coeur laineux auxquels on ne résiste pas ! Il a d’ailleurs tapé dans l’oeil de pas mal de monde à sa sortie, avec un certain nombre de version rallongée d’ailleurs ! En effet il s’agit d’un top avec un effet assez croped qui ne plaira pas à tout le monde en l’état. J’ai utilisé ici de la Bomull Lin de Drops qui se compose de 53 % Coton, 47 % Lin. Cette laine a un peu tendance à se dédoubler, mais je n’ai pas vraiment eu de soucis majeur avec !

 

3- Imogen Tee de Carrie Bostick Hoge

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Enfin ce petit Imogen Tee, un peu arrangé à ma sauce ! En effet Imogen est décliné en de multiple variantes. Celle qui me plaisait le plus est le Imogen Spring, qui a des manches arrivant jusqu’au coude. Malheureusement ce modèle n’est disponible que dans le format e-book et les autres modèles ne m’intéressaient pas. Je me suis donc rabattue sur le Imogen Tee, à qui j’ai rallongé les manches (logiiiique). Il m’a fallu compté une pelote pour cet ajout. La laine est d’ailleurs la très connue Belle de Drops qui se compose de 53% coton, 33% viscose, 14% lin. Ce fil est très agréable, mais assez lourd du fait de sa grande proportion de coton.

Pour voir ce projet porté, rendez vous dans mon LookBook Printemps 2019 !

 

Et voilà ! 3 patrons de hauts d’été tricotés, 3 laines différentes ! Et vous, vous tricotez aussi des projets plus estivaux ?

Concours Pivoinniversaire

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Bien le bonjour !

Dans tout juste 1 mois, je fête mes 3 ans sur YouTube, et plus généralement sur les réseaux sociaux (tout est arrivé quasiment en même temps pour moi !).

J’avais envie de vous remercier pour votre présence et votre soutien depuis tout ce temps, sur tous les sujets (je vous renvoie à la rubrique Streetcast si vous voulez m’entendre sur la question !).

L’an dernier, j’avais organisé un petit concours sur Instagram, mais cette fois ci j’ai envie de rendre justice à l’ampleur du phénomène en gâtant non pas 1 mais 3 gagnants, sur les différentes plateformes sur lesquelles je me trouve !

Je vous propose donc 3 petits concours :

  • Sur Youtube : pour jouer il faut être abonné à ma chaine et me laisser un petit commentaire sous la vidéo du concours  ! Le gagnant sera tiré au sort.
  • Sur Instagram : il faut être abonné à mon compte et poster une photo d’un projet que vous avez envie de réaliser, comme l’an dernier, et qui pourrait me plaire aussi, avec le #pivoinniversaire3 pour que je vous vois ! J’ai beaucoup aimé vos propositions de l’an dernier, j’ai très envie de voir ce que vous avez découvert depuis ! Le gagnant sera choisi au coup de coeur !
  • Sur le blog : il faut suivre le blog et laisser un commentaire en dessous avec une proposition de thématique que vous aimeriez que j’aborde (que ça soit des astuces ou conseils, ou une thématique de réalisation, par exemple un article « manteau d’hiver » ou ce que vous voulez !). Le gagnant sera tiré au sort !

 

Vous pouvez participer aux 3 concours pour optimiser vos chances, mais sur chaque plateforme, une seule participation par personne sera prise en compte.

A la clé, un petit colis personnalisé ! 

 

Voilà j’espère que cela vous plait, n’hésitez pas à participer !

Hissez haut ! Rayures et Marinières

Hissez haut !

 

Bien le bonjour !

Aujourd’hui je vous présente un petit tryptique de cousettes qui sent bon l’air du large !

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1- Hemlock Tee et Ginger Jeans

J’adore porter ce Hemlock Tee de Grainline studio, que j’ai légèrement modifié (on en reparle un peu plus bas !) avec un Ginger Jeans de Closet Case Pattern (que je chéris et que j’adore, mais ça vous le savez peut être déjà !)

 

Le Hemlock est un patron gratuit qui ne propose en revanche qu’une seule taille, il rendra donc plus où moins loose sur vous ! J’ai choisi ce modèle pour ses épaules tombantes, car j’avais très envie d’intercaler un volant à ce niveau. Pour cela rien de plus simple, j’ai découpé 2 rectangles avec comme longueur la longueur de la tête de manche x2 et en largeur 6cm. J’ai froncé ces 2 bandes, et cousu chacune sur une tête de manche, et il n’y avait plus qu’à suivre les explications normalement. Le Jersey vient de chez Toto Tissu !

Voilà un petit look de jour casual, facile à porter en ville, au travail, partout !

 

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2- Mélilot et Brume

Un look tout Deer and Doe ici (et ce n’était même pas fait exprès !), pour une tenue un peu plus travaillée, limite un peu rétro.

Pour cette Mélilot (parce que j’en ai tout un tas), j’ai choisi ce coton de Bennytex, rayé ET fleuri, oui mesdames et messieurs ! Un patron efficace, rapide et facile, qui marche à tous les coups !

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Aujourd’hui je l’associe à la jupe Brume, la fameuse jupe crayon aux belles découpes ! J’ai choisi un jersey milano de chez Bennytex (décidément, c’est la tenue à thème), car le jersey milano est un jersey épais qui se prête bien à la réalisation de jupe près du corps (un tissu trop fin marquera les sous vêtements). Il a un touché presque « maille » et pourra très bien convenir en hiver. J’ai choisi de coudre 6 boutons en métal juste pour m’amuser avec le look marin, et ça me plait bien !

Autre point commun de ces deux pièces : elles rentrent chacune dans 1m de tissu !

 

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Gisèle Rosita a plus de poitrine que moi, ça ne ferme pas ^^’

3- Maja Hackée

Pour cette dernière tenue, j’ai hacké le patron de la combi Maja issue du livre Homewear de Slow Sunday Paris pour en faire une robe. Pour cela, j’ai utilisé les pièces devant et dos telles quelles. J’ai découpé des rectangles pour la jupe, de 2 fois la longueur de la pièce à laquelle ils se raccordent et froncés. J’ai également rallongé la parmenture devant pour qu’elle descende jusqu’en bas de la jupe.

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Le seul soucis (et c’est toujours le risque en hackant, puisqu’on ne visualise pas le produit fini), c’est la taille, trop basse à mon goût. Si je retente ce modèle, je la remonterai de 3 bons centimètres. En attendant, j’ai cousu une ceinture, qui me permet de faire trompe l’oeil !

Pour le tissu c’est un coton « façon chambray » déniché chez Toto Tissu.

 

 

J’espère que ce format « revue » vous plait ! En ce qui me concerne, j’aime beaucoup le fait de mettre les différentes pièces en perspective, de vous les montrer ensemble et de construire une garde robe cohérente ! Qu’en pensez vous ?

Quel type de laine choisir ?

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Quand on commence le tricot, on peut être un peu perplexe face aux différents choix de laines. Le plus sûr est d’utiliser la laine préconisé par le patron, mais de multiples autres choix sont possibles !

1- Quelle épaisseur ?

C’est vraiment le premier facteur à prendre en compte à mon sens. L’échantillon sera radicalement différent. On peut assez aisément reconnaître l’épaisseur d’un fil à son poids pour 100g (pour peut qu’il soit majoritairement en laine).

Voici un ordre d’idée :

  • Lace : 800m /100g
  • Fingering : 400m/100g
  • Sport : 300m/100g
  • DK : 250m/100g
  • Worsted : 100m/100g

Il existe d’autres épaisseur, encore plus fin et encore plus épais, mais vous saisissez le principe ! Vous pouvez également vous référer à l’échantillon donné par le patron et le comparé à celui de l’étiquette de votre laine, en veillant à ce que la taille d’aiguille proposée corresponde.

On peut parfois tricoter un fil avec la « mauvaise » taille d’aiguille ! Avec des aiguilles plus petites, vous obtiendrez un tissu très dense, solide (ce qu’on fait pour des chaussettes par exemple). Avec des aiguilles plus grandes, vous obtiendrez un tissu très aéré, voire ajouré (on dit tricoter en « déjaugé »). C’est ce que j’avais fait pour un châle rayé : mon premier fil était un fingering, l’autre était bien plus fin et pourtant tricoté avec les mêmes aiguilles. J’avais ainsi obtenu un jeu de rayures par transparence.

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Lili Pili d’Ambah O’Brien – Rayures grises avec un fil fingering et un fil cobweb

 

2- Quelle matière ?

Il existe de multiples matières pour créer des fils à tricoter. Laine bien sûr (et la race du mouton est parfois indiquée est change l’aspect du fil), cachemire, alpaga, angora, soie, mais aussi coton, lin, viscose, bambou, et bien évidemment acrylique ou nylon. Les possibilités se démultiplient avec les mélanges ! Chaque fibre va avoir des caractéristiques.

  • Laine : apportera de la chaleur au tricot. Le mérinos est très doux, le BFL plus rustique (pour les races les plus fréquentes)
  • Cachemire : fibre très luxueuse, très douce et chaude. Se retrouve dans le mélange MCN (mérinos cachemire nylon)
  • Alpaga : aspect plus ou moins « pelucheux » en fonction des marques, ce qui en fait une laine douce ou au contraire qui démange en fonction de votre sensibilité à ses petits poils !
  • Angora : laine précieuse et douce, également pelucheuse mais souvent mieux supportée de l’alpaga.
  • Soie : aspect brillant, apporte du drappé.
  • Coton : pour les tricot d’été, moins chaud, assez lourd.
  • Lin : Agréable en été, un peu plus sec, mais plus léger
  • Viscose : souvent mélangé au coton, allège le poids du tricot
  • Bambou : aspect un peu brillant comme la soie
  • Acrylique : peu cher, facile d’entretien
  • Nylon : apporte de la solidité au fil
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Aspect « poilu » d’une laine contenant de l’alpaga

Vous comprendrez qu’en fonction du projet, les choix sont radicalement différent ! Vous voulez tricoter un pull d’hiver ? Choisissez de la laine, de l’angora ou de l’alpaga. Un top d’été sera parfait en coton ou en lin, plus ou moins mélangé. Les chaussettes devront contenir du nylon car elles sont soumises à des frottements importants. Un tricot pour bébé sera volontiers en acrylique pour résister aux lavages fréquents. Un pull loose aura un joli tombé dans un fil qui contient de la soie. Au contraire, un pull en jaquard à besoin d’une laine rustique comme du BFL.

 

3- Single ou retordu ?

Les fils peuvent être la simple fibre filée et retordue sur elle même (fil single) ou comprendre plusieurs brins retordus ensemble (indiqué sous forme de « ply », le chiffre noté juste avant correspond au nombre de brins retordus ensemble).

Les fils singles sont souvent très doux, mais peuvent avoir tendances à pelucher un peu plus facilement. Cela dit, de nombreuses personnes les utilisent pour des vêtements sans déconvenue.

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A gauche : un fil très retordu – En haut : un retord « classique » – A droite : un single

Les fils retordus permettent souvent un point plus régulier. A mon sens, un fil avec un retord serré est à privilégier pour la réalisation de torsades (et globalement de points texturés), car il fera ressortir le motif.

Malheureusement l’importance du retors n’est pas visible sur l’étiquette, il faut avoir la laine en main pour s’en rendre compte. Bon à savoir qu’en on achète sur internet !

 

4- Pelotes ou écheveaux ?

Les laines teintes à la main sont souvent présentées sous forme d’écheveaux de 100g, alors que les pelotes sont le plus souvent de 50g et se trouvent facilement pour les laines industrielles, mais ça n’est pas toujours le cas !

Il y a des avantages et des inconvénients pour les deux formats : les écheveaux contenant plus de métrage, vous tricoterez plus de fils d’un seul tenant (et ça fera ça de fils en moins à rentrer !) mais nécessiteront l’étape supplémentaire de la mise en pelote. Et pour cela, soit vous réalisez votre pelote à la main (et ça prend une plombe, clairement), soit il faut investir dans un dévidoir et un bobinoir.

 

5- Unis, faux unis, speckles ?

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A gauche : faux uni – En haut : uni – A droite : speckles

La couleur de la laine va avoir un impact direct sur l’aspect du tricot, évidemment. Il faut surtout bien avoir en mémoire que l’effet en pelote et tricoté ne sont parfois pas du tout les mêmes ! Et l’on est parfois attiré par des écheveaux sans pour autant s’imaginer porter le mélange de couleur qui le compose…

L’important est de bien visualiser quelle couleur vous allez choisir pour quelle partie du projet. Un point texturé risque de disparaître si la laine est très chamarrée. Au contraire, une laine avec beaucoup de couleur peu rompre la monotonie d’un grand aplat de jersey.

 

Voilà les petites choses que j’ai apprise sur le tas, à force d’essais. Ce n’est évidemment pas une science exacte, et le mieux reste d’expérimenter !

 

Choisir sa Machine à Coudre

Choisir sa Machine

Je me suis posée la question de cet article depuis quelques temps. Je ne peux pas vraiment vous recommander UNE machine à coudre en particulier – déjà parce qu’il faut tenir compte de plein de paramètres comme votre budget ou ce que vous aimez coudre par exemple – car je n’ai pas testé toutes les machines sur le marché. Cependant, la question « quelle est ta machine ? Elle est bien ? » revient assez souvent dans vos mails et commentaires, alors j’ai décidé de me lancer !

Ce qui est plutôt chouette, c’est qu’il y a eu 3 machines à coudre dans ma vie, de 3 marques différentes, alors ça fait matière à discuter !

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