Débuter en couture

Débuter en couture

Vaste sujet que vous m’avez demandez là… D’autant plus que comme d’habitude je ne me sens pas spécialement « légitime » car comme vous le savez peut être, j’ai tout appris toute seule !

J’ai commencé la couture en autodidacte, en demandant pour mes 20 ans une machine à coudre. Ensuite, Youtube a été mon professeur ! Si mes débuts vous intéressent, j’ai montré un de mes tout premier projet sur Ig TV (et ça vaut le détour ^^).

 

IMGP2191

1- Le matériel

Pour commencer à coure, il va vous falloir déjà une machine (et je vous en parlais justement par ici). Pour tout le reste, je pense que les indispensables sont :

  • Un découd vite
  • une petite paire ciseaux ou un coupe fil
  • une paire de ciseaux pour tissu (oui oui, il faut une paire spécifique, et que vous n’utiliserez pas pour les fils ou pire pour le papier !)
  • un mètre ruban
  • des feutres frixions (géniaux pour marquer des repères sur un tissu)
  • un set d’aiguilles pour machine (une boite avec un peu de tout par exemple)
  • des épingles et un pique épingle
  • un fer à repasser

C’est à mon sens le STRICT nécessaire. Quand j’ai commencé, que j’ai vu tout les accessoires, je me suis dit « est ce vraiment utile ? indispensable ? » . La réponse est non, ce n’est pas indispensable et on peut tout à fait faire sans. Mais avec, vous ferez votre truc 10 fois plus vite x) (coucou le retourne biais !).

 

background banking blur cloth
Photo by Fancycrave.com on Pexels.com

2- Les modèles

Pour commencer, il est bienvenu de commencer par quelques accessoires, parce que vous n’aurez pas à penser à la taille, et aux ajustements qu’il en découle. Il existe de très bons livres pour débutantes avec des projets à réaliser. Personnellement, j’ai utilisé des tutos gratuits sur internet, il y en a une multitude. Maintenant si vous aimez les beaux livres et que vous avez envie de soutenir la communauté, Les Lubies de Louise a fait un super livre pour débutantes, je l’ai feuilleté et on vous prend vraiment par la main alors pas de panique !

Ensuite, pour vos premiers vêtements, je vous conseille vraiment les patrons pochettes chez les indépendantes, qui sont expliqués en détail, avec des planches patron claires, et avec souvent des ressources supplémentaires sur internet.

 

fabrics factory industry manufacturing
Photo by Pixabay on Pexels.com

3- Le tissu

Ca c’est une autre dimension ! Avec tout plein de nouveaux termes, pour les décrire, pour couper dedans… C’est normal de se sentir perdu.

Allez directement vers le tissu que le modèle préconise. Le coton sera votre meilleur ami pour vos débuts, car il prend bien les plis au fer, il ne glisse pas dans tous les sens…

Prenez le temps de repasser, de marquer les plis. Prenez vos repères pour les pinces, et pour distinguer la partie avant et arrière d’une manche. Quand on débute, on manque de visibilité sur les étapes suivantes. A quoi sert ce cran ? Pourquoi coucher la couture vers l’avant ? Ces minis étapes vont vous permettre d’avoir un coup d’avance sur ce que vous n’arrivez pas encore à anticiper. Petit à petit vous pourrez vous en délester, et gagner en efficacité.

N’oubliez pas également le fil assorti, et de bonne qualité. Ne prenez pas le premier prix, choisissez un fil qui a fait ses preuves (on peut s’arracher les cheveux avant de comprendre que le problème vient du fil).

 

closeup photography of presser foot of sewing machine
Photo by Alex Andrews on Pexels.com

4- Les réglages

Aaaah, la partie la plus amusante (non). Il existe pas mal de paramètres à prendre en compte pour obtenir une jolie couture. La tension du fil de la bobine, celui de la canette, le choix de l’aiguille, du fil, tout ça en fonction du tissu bien entendu !

En vrac, quelques petites choses que j’ai apprises sur le tas, et que j’aurais aimé savoir plus tôt !

  • La tension de la bobine se règle sur la machine. Plus le chiffre est élevé, plus ça sera ce fil là qui va « tirer » vers lui.
  • La tension de la canette n’a pas à être changer (normalement). Néanmoins, une canette mal réalisée aura une tension foireuse ! De même, en toute fin de canette, la tension peut varier un peu. Jetez un oeil à la quantité de fil qu’il reste dedans avant de trifouiller tous les réglages (d’autant plus si tout se passait bien avant).
  • Utiliser la bonne aiguille, ça change tout. Et si le choix est correct, il suffit parfois d’en mettre une neuve pour retrouver un belle couture régulière.
  • Si le fil est irrégulier, qu’il peluche : changez de marque !

 

C’est un sujet hyper vaste, dont chaque partie mériterait un chapitre de livre. Le dernier conseil que j’aimerai vous donner, et c’est le plus important : amusez vous. Si la couture est votre loisir, prenez le comme tel. Vous avez envie de vous lancer directement dans un vêtement ? Allez y. Ma première réalisation contenait un zip, par exemple.

Et vous, quels conseils donneriez vous à une débutante ? Qu’auriez vous aimé savoir quand vous avez commencé ? Les débutantes, avez vous d’autres questions ?

Coudre efficacement !

fabric scissors needle needles scissors
Photo by Pixabay on Pexels.com

Bien le bonjour !

Aujourd’hui nous allons aborder une question qui m’a été demandée à l’occasion du petit concours que j’avais organisé en août ! D’ailleurs, n’hésitez pas à demander des articles en particulier, je note toutes vos idées !

Vous voulez savoir comment se passe une session couture, typiquement ? C’est parti !

En général je coud le week end. Je commence le samedi matin, où je vais décalquer le patron si besoin, et couper le tissu dans la foulée. Ca me prend 1 à 2h environ.

Photo by Pixabay on Pexels.com

Si j’ai encore le temps, je commence quelques étapes ensuite, par exemple faire les pinces, préparer les poches, toutes ces petites choses à faire sur 1 pièce, pour préparer l’assemblage. Dans ce cas, je m’arrange pour aller manger dehors à midi, comme ça je gagne du temps sur le rangement/ré installation de mes affaires de couture, sur la table de la salle à manger ! Efficacité on vous dit !

L’après midi, c’est le montage. Là c’est surtout en terme d’organisation dans l’espace que ça se joue. Comme je n’ai pas d’atelier, je range toutes mes affaires dans une boite. Au moins je ne cherche pas le bon pied de biche partout ! Je fais aussi en sorte d’avoir le fer à repasser dans la même pièce. J’essaie toujours de penser à le rallumer avant de faire la ligne de couture qu’il va falloir aplatir, et d’avoir plusieurs chose à repasser d’un coup.

Le plus souvent, j’ai terminé le samedi soir vers 17 ou 18h (il m’arrive même, quand j’ai fini vraiment tôt, de couper le prochain projet). Mais il arrive que le projet soit plus ambitieux, ou qu’une étape m’ait causée des difficultés ! Dans ce cas je me réinstalle le dimanche matin. Je crois que je n’ai jamais débordé plus que ça pour un seul et même projet.

Parfois, je découpe quelque chose le dimanche après midi pour le week end suivant ou pour la semaine, si j’ai un jour off de prévu.

green yellow red needle pin and safety pins

Si je devais récapituler, voici mes 3 principales astuces :

1- Avoir des patrons basiques

Avoir des patrons chouchous, ca permet plusieurs choses :

  • Acheter du tissu au bon métrage, dès le départ.
  • Ne pas avoir systématiquement à décalquer
  • Connaitre les étapes, donc coudre sans avoir à déchiffrer le modèle

Vous voyez bien que grâce à ça, on rogne sur plusieurs étapes, sans avoir à perdre en qualité. En ce qui me concerne, j’ai plusieurs favoris : le ginger Jean et le body Nettie de Closet Case, la Mélilot et le plantain de Deer and doe, par exemple !

 

2- Avoir toujours en tête le projet suivant

En réalité, j’ai la plupart du temps au moins 3 ou 4 projets fixés dans mon esprit, avec tout le matériel de disponible. Ce n’est parfois pas ce que je coud tout de suite (et ils restent quelques mois dans ma to do list), tout simplement parce qu’un formidable patron sort et que par hasard j’ai déjà tout ce qu’il faut. Mais il ne m’arrive quasiment jamais d’ouvrir mon tiroir à tissu en me demandant ce que je vais faire ! Ca me permet de gagner du temps, en casant un décalquage par ci, une coupe par là…

 

3- Avoir un stock de tissu conséquent, mais pas irréfléchi

Pour pouvoir enchaîner les projets, il va falloir avoir les tissus (et les à côtés qui vont avec) sous le coude. Mais pour ne pas avoir des métrages impossible à assortir avec un patron, perdre du temps à remesurer, ou encore pire, commencer à couper alors que ça ne va pas, il faut penser un peu en amont !

Je n’ai pas toujours une idée précise de ce que je veux faire dans un tissu. Par contre, j’essaie toujours d’avoir l’idée du genre de projet.

Typiquement :

  • Pour un tshirt en jersey, je prend 1m à 1m50 (si je veux mettre des volants, ou faire des manches longues par exemple)
  • Pour une chemise, je n’aime que Mélilot (cf astuce 1), donc juste 1m !
  • Pour une robe, 1m50 à 2m, si je la vois avec une jupe froncée, des volants…
  • Pour un jean, je prend 1m50

(pour info :  Je fait du 34 en tour de poitrine, 38 en tour de taille et 36 en tour de hanche)

Je gagne du temps au moment de l’achat, je gagne du temps et de la visibilité dans mon stock !

 

En écrivant cet article (un millier de fois) j’ai bien du me rendre à l’évidence : ce sujet me passionne. Impossible de l’aborder de manière… efficace ! Pour une vision plus personnelle des choses, je vous donne rendez vous juste en dessous pour un streetcast !