Mon dressing Adoré ♯1 : Analyser sa garde robe actuelle

Analyser

Bien le bonjour !

Vous présenter une garde robe et non pas des pièces individuelles, c’est le ton que j’avais choisi de donner à ce blog. Je ne voulais pas une version écrite du podcast (où je parle de mes projets « à chaud », et surtout en terme de processus), mais bien une sorte « d’après » : que deviennent les vêtements cousus ? Sont ils portables au quotidien ? Je vous en parlais déjà dans l’épisode 2 de mon streetcast De Fil en Aiguille.

Là où je me pose vaguement des questions, Nathalie de Atelier292 a des idées ! Avec Deborah de LittleGreenBee, elles proposent un petit cheminement à faire ensemble pour atteindre la garde robe jolie et fonctionnelle !

Voici la première étape : analyser sa garde robe actuelle !

  • Que représentent les vêtements pour toi?

Ca a été un long cheminement (dont je vous parlais dans l’épisode 6 de Fil en Aiguille) pour admettre que les vêtements ont de l’importance pour moi. Je pense sincèrement que la façon dont nous nous présentons aux autres à un impact, comme le fait de sourire. Le matin, quand je choisis mes vêtements et que je me maquille, je me sens comme un boxeur qui sautille dans le vestiaires : je me prépare à passer la meilleure journée possible.

  • Comment décrirais-tu ton style?

En premier clairement : confortable, cf le boxeur de tout à l’heure ! Ensuite, évidemment, je dirai original, du fait que tous mes vêtements sont fait main d’une part, mais aussi parce que j’ai toujours été attirée par ce qui sort de l’ordinaire (je me rappelle d’une jupe à bretelle au lycée, ou de collants rose fuchsia…)

  • A quel point es-tu satisfaite de ta garde-robe?

Mettons que je noterai ma satisfaction… à 13/20 peut mieux faire. Il y a encore quelques pièces qui me manquent (des gilets plus épais, un jean noir, etc…). Mais elle est viable au quotidien, donc elle mérite bien la moyenne quand même ! 

  • Qu’apprécies-tu dans ta garde-robe actuelle?

J’apprécie chaque pièce indépendamment, car elle est liée à un processus et chacune à sa propre histoire. En terme de « garde robe » c’est évidemment là que ça se complique ! 

Qu’elle soit faite main c’est une évidence, c’est une grande source de fierté. Ca permet aussi d’engager la discussion rapidement avec les gens. Je ne me cache pas non plus pour tricoter, alors quand j’arrive dans un nouveau milieu, je suis rapidement identifiée comme « la fille qui fait ses fringues ».

  • Penses-tu que tes vêtements représentent la personne que tu es?

La petite fille que j’étais va être outrée mais oui, je pense. Dire que non et ne pas faire attention à ça, c’est déjà un parti pris, une façon de dire aux autres « ca ne m’intéresse pas », donc oui et qu’on le veuille ou non ! 

  • Que penses-tu devoir changer dans ta garde-robe actuelle? Pourquoi?

Rajouter quelques basiques comme je le disais au dessus, j’ai l’impression que certaines météo me font tourner avec très peu de fringues. J’aimerai aussi avoir plus de pièces avec des couleurs que j’aime porter et pas seulement des couleurs que j’aime travailler. Cette petite nuance est le fléau de la couturière/tricoteuse ! 

  • Est-il facile pour toi de t’habiller le matin? Pourquoi?

Assez, je connais des combinaisons qui fonctionnent, mais j’ai l’impression de me répéter. Trouver un nouveau combo me met toujours d’excellente humeur !  

  • Pour quelles occasions as-tu besoin de t’habiller? (travail, sport, soirées, …)

Je ne m’habille pas très différemment entre le travail et l’extérieur. Déjà parce que je bosse en blouse, donc je fais un peu ce que je veux en dessous, et parce que j’assume complètement ma façon de m’habiller, je ne me sens pas l’impression de devoir me déguiser devant les collègues pour que ça soit plus élégant/moins moulant/plus neutre ou que sais je. Pour les soirées, je vais éventuellement changer de maquillage, et encore. 

  • As-tu des vêtements pour toutes ces occasions?

Du coup oui 😀

  • Combien de vêtements penses-tu avoir? Combien en as-tu réellement?

Je pense avoir une cinquantaine de fringues dans l’armoire, toute saison confondues. Pour avoir le total, il faut que je mette le nez dans le panier à linge, surtout le panier « à repasser » (que j’évite de regarder d’habitude !), et je mets ça à jour dès que possible ! 

  • Quel pourcentage de ta garde-robe utilises-tu?

Je pense qu’il y a 5 à 10 pièces que je ne mets quasiment jamais, soit 10 à 20% ! C’est trop. Je suis en train de virer quelques pièces dans un autre panier pour récupérer du tissu si c’est possible. Sinon, ça va partir au don ! 

  • Quelles sont tes couleurs et matières préférées? Sont-elles bien représentées dans ta garde-robe?

J’adore le rouge, j’en ai finalement assez peu (mais mes achats au Fil de la Manche vont bientôt régler ce problème !). Après avoir beaucoup aimé la viscose, j’apprend à apprécier le coton, surtout après avoir touché les chambray des Trouvailles d’Amandine. J’aime les matières épaisses un peu brutes : jean, cuir, gros lainage… Ca commence à venir ! 

Me voilà rendue au bout de ce questionnaire ! J’ai pris beaucoup de plaisir à y répondre, et j’espère que vous avez trouvé la lecture intéressante ! N’hésitez pas à cliquer sur les liens des blogs de Nathalie et Déborah pour en savoir plus. J’attends avec impatience quelle est la suite du programme qu’elles nous concoctent ! 

LookBook : 3 tenues 100% HomeMade pour le printemps

Bien le bonjour !

Aujourd’hui j’avais envie de laisser un jour de congé à Gisèle Rosita, le mannequin que vous voyez habituellement sur le blog, pour m’essayer à l’exercice !

Je vous présente donc aujourd’hui 3 tenues 100% faites main pour le printemps, avec un mélange de pièces récemment cousues et d’autres dans mon armoire depuis plus longtemps, certaines que vous avez déjà vues ici ou sur le podcast et d’autres inédites !

La première tenue est composée de

  • un Teddy Rosa de MakemyLemonade cousu avec un French Terry de chez See You at Six, un bord côte Alb Stoffe et la doublure est un lin racheté en destash.
  • Un Imogène Tee de Carrie Bostick Hoge, tricoté en Belle de Drops coloris noir (et pour plus d’infos j’avais écrit un article contenant cette pièce !)
  • Une Jupe Vega de Slow Sunday Paris cousu avec un jersey suédine de chez the Sweet Mercerie, doublé avec le même lin que le Teddy et petits boutons en bois.

C’est le genre de tenue que je porte facilement le week end pour sortir en journée. Confortable, avec le teddy pour passer par les coins ombragés. Je préfère largement porter le Imogen rentré dans la jupe, la taille est bien marquée.

 

Pour la deuxième tenue, je porte :

  • Un body Nuoma de Nuantine Lingerie cousu grâce au kit de la marque.
  • Un Hana Jumper de Irene Lin tricoté en Katia Concept cotton Merino
  • Un Ginger Jean de Closet Case cousu dans un jean élastané BennyTex et customisé avec broderie sur poche arrière et perles sur les poches devant.

Voilà une tenue que je porte facilement tous les jours. Il me permet de mettre en valeur mon nouveau body sans en faire trop (à mon goût en tout cas !). J’ai d’ailleurs bien hâte de vous parler de ma première expérience lingerie ! Je me lance maintenant à insérer des éléments plus « mode » à mes projets, comme les perles sur le jean. Je dois dire que ça me plait beaucoup ! En ce qui concerne le Hana Jumper, j’ai obtenu une encolure très large, qui me permet de jouer avec ce que je porte dessous. Ca peut etre le body Nuoma, ou des hauts à empiècement en dentelle par exemple !

 

Pour la dernière tenue, j’ai associé :

  • Un top Narcisse de Anna Rose Pattern cousu dans une viscose Rifle Paper & co x Cotton & Steel, avec un passepoil rose gold
  • Un gilet Cannelle de Christelle Beynetout, cousu dans un jersey texturé (marque inconnue)
  • Une jupe Brume de Deer and Doe dans le même jersey.

Cette tenue est un peu plus habillée à mon sens, et le fait d’avoir la jupe dans le même tissu que le gilet lui donne un petit côté tailleur. Le top Narcisse se marie bien je trouve avec un bas taille haute (le mien remonte un peu, mais ça ne me semble pas être le cas chez les autres !). Ceci dit j’aime beaucoup le faire blouser en le rentrant dans la jupe (je vous montre comment je fais dans la vidéo).

 

Et vous, des inspirations pour le printemps ? Quelle est votre tenue préférée ?

Dessine Moi un Mouton de La Maison Rillilie

Hissez haut ! (2)

Bien le bonjour !

Il est rarissime que je tricote plusieurs fois le même modèle, alors que je peux coudre une dizaine de version d’un même modèle. Le patron que je vais vous présenter fait donc une sacré exception à la règle, car je ne l’ai pas refait une mais deux fois, ce qui fait donc 3 versions. J’ai apporté des modifications à chaque fois, ce qui fait trois pulls bien différents.

 

1- Le premier, le fidèle

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Ma première version est la version la plus fidèle au modèle original. On y retrouve tous les détails du modèle : le point de riz brisé, les manches fittées, le détail des poignets… Hormis l’enchainement des rayures, c’est un Dessine Moi un Mouton on ne peut plus banal !

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2- Le deuxième, le plus twisté

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Pour cette deuxième version, il ne reste pas grand chose du modèle original, du moins au premier coup d’oeil ! Exit le point texturé, j’ai opté pour un simple jersey endroit. Niveau finition, j’ai opté pour des côtes et des i-cord, ce que je ne regrette pas du tout ! Je trouve cette option très propre. Enfin, j’ai réalisé une succession de rayures de différentes tailles pour « fondre » mes deux couleurs.

Le résultat donne une version moins apprêtée, plus sport ! En terme de construction en revanche, c’est bien le nombre de maille et le raglan du dessine moi un mouton original. Comme quoi, avec peu de changement, on peut obtenir quelque chose de très différent.

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3- Le troisième, le retour aux sources

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Pour cette dernière version, je me suis un peu assagie. J’ai repris le fameux point de riz brisé et le principe des rayures (tout en faisant à ma sauce niveau taille des rayures et nombre de couleurs contrastantes). Par contre je me suis amusée à lui tailler un joli col V comme j’aime. Pour cela il suffit de commencer à tricoter en aller retour, en augmentant au fur et à mesure. Pour calculer la profondeur qui me plaisait, rien de plus simple en ce qui me concerne. Mes cols V préférés forment leur pointe pile au niveau de l’aisselle en ce qui me concerne (niveau goût et morphologie). J’ai donc regardé combien de rangs j’avais à réaliser avant la séparation des manches et j’ai réparti mes augmentations harmonieusement pour dessiner un V bien droit. Ensuite j’ai relevé des mailles le long de l’encolure, quelques rangs de jersey qui roulotte spontanément et voilà !

Autre modification, j’ai réalisé moins de diminutions que préconisé au niveau des manches, pour 4 mailles montées supplémentaires. Pour les curieuses, j’ai diminué à 35 rangs, 35 rangs, 20 rangs, 20 rangs, 20 rangs. Je trouve le résultat plus seyant, et plus pratique dans la vie de tous les jours pour porter un t shirt en dessous.

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Et voilà pour ces variantes d’un même modèle, où comment rentabiliser un patron tout en variant quand même les plaisirs. Il y a vraiment plusieurs avantages à hacker un patron : gain de temps car les grandes lignes sont connues, économie d’argent évidemment, mais aussi petit challenge créatif !

Et vous, vous refaites plusieurs fois le même modèle ? A l’identique ? Plutôt team « à la lettre » ou bien « qu’à ma tête » ? Dites moi tout !

Bonnets (ou l’article de la rébellion)

Bien le bonjour !

Encore un article suggéré par vous (encore merci pour votre enthousiasme !)

Je ne suis pas une serial tricoteuse de bonnets, mais je serai ravie de vous montrer ma mini collection et de vous faire part de mes remarques !

 

1- Orchids & Fairy Lights de Tiny Owl Knits

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Photo Vintage x)

Voici mon tout premier bonnet (oui je suis une casse cou du tricot, j’ai peur de rien, oui madame !). Il se tricote théoriquement en Worsted et je l’ai fait… en DK. Oui oui je sais.

Résultat ? Au lieu d’être large et slouchy, j’ai un bonnet tout à fait ajusté sur la tête.

J’avais cette fixette de le tricoter dans cet écheveau Havanna de la Fée fil, coûte que coûte ! Mais clairement, je ne peux pas vous conseiller de faire la fofolle comme ça. Des fois ça marche, des fois ça marche pas. Si vous avez envie de partir à l’aventure laineuse, regardez bien le modèle. Un modèle slouch pourra peut être supporter une laine plus fine, un modèle ajuster sera slouch avec une laine plus épaisse !

Tu ne sais pas choisir ta laine ? Viens par ici !

Autrement, je ne peux que conseiller ce modèle. Il a de très beaux détails, plein de techniques à découvrir (dont les nopes !) et tout est très bien expliqué.

 

2- Rudbeckia Hat de Andrea Mowry

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Nous voilà maintenant sur un bien joli modèle avec de la brioche bicolore. Il existe pas mal de tuto en français maintenant, aussi bien sur YouTube que sur les blogs (parmi d’autres : Letipanda, Triple L de Mag, Bliss Wool)  alors aucune raison de ne pas se lancer !

Pour le modèle, il s’agit d’un bonnet qui se tricote en DK, et moi j’ai pris du fingering tricoté en double xD (je suis une rebelle). C’est à mon avis un très bon moyen de débuter la brioche, car il n’y a pas de motif à faire, c’est tout droit ! Avec deux couleurs bien contrastées je trouve ça magnifique.

 

3- Vintage Prim de Andrea Mowry (encore elle)

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Mon premier ouvrage en brioche ! Je n’ai pas commencé avec la facilité, certes ! Pour commencer la brioche, ou au moment de faire les motifs, je recommande l’usage du fil de survie ! Il s’agit de glisser dans les mailles un fil contrastant à un rang donné, ce qui permet, en cas d’erreur, de détricoter facilement jusqu’à ce rang sans catastrophe.

L’avantage de ce modèle ? la brioche représente 1/3 des mailles grosso modo, donc c’est moins risqué que ce qu’on pourrait croire ! C’est un bonnet en figering que j’ai fait en fingering, youpi !

 

4- Irma Hat de Aneta Gasiorowska

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Mon dernier bonnet en date. Je l’ai tricoté, une fois n’est pas coutume, dans une laine acrylique et qui briiiiiille de mille feux. Je lui ai également ajouté un mega pompon pour finir ma laine.

Cependant, si vous tricotez un bonnet plutôt pour vous réchauffer, je vous conseille vraiment d’utiliser un fil qui contient un minimum de laine, et plutôt de la laine épaisse que de la fingering.

Pour le modèle, je le trouve parfait pour une laine unie ou peu nuancée, le motif sera mis en valeur. Il est simple à faire, et apporte le petit twist qui donne tout son charme au modèle, avec la juste dose pour ni s’ennuyer ni se prendre la tête en le tricotant. Dernier avantage : il est gratuit !

 

En conclusion, si j’ai quelques conseils à vous donner, ça sera en premier lieu de bien choisir votre fil, autant en épaisseur qu’en composition. Il va falloir réfléchir à ce que vous aimez, car la composition va beaucoup jouer sur le tombé. Si vous tricotez un bonnet slouch, un fil souple sera préférable, s’il se tient trop il risque de rester droit au lieu de retomber (et vous aurez l’air d’un schtroumph). Un bonnet en jacquart préférera une laine rustique (pour tout ouvrage en jacquart d’ailleurs).

Dernier conseil, le plus important je pense : le bonnet est un petit ouvrage, rapide, c’est le moment d’essayer des choses ! Nopes, brioche, torsade, jacquart, allez y, amusez vous !

Et oui, seulement 4 bonnets ! Si je devais n’en garder qu’un seul ? Peut être le Orchids and Fairy Light, parce que c’est celui qui me va le mieux (je pense, dites moi si je me trompe !). J’ai beaucoup de plaisir à les tricoter, mais je ne m’y retrouve pas pour les porter, parce que j’ai vraiment du mal à les assortir avec un manteau et un châle. Est ce que vous tricotez coordonné ? Ou un peu bordélique comme moi ? dites moi tout !

 

Voici quelques modèles qui me font de l’oeil (passez la souris sur les photos pour faire apparaitre le lien à cliquer pour accéder à la page ravelry !)

Coton et Lin : Tricoter pour l’été

Hissez haut ! (1)

 

(l’article initial a malencontreusement sauté, j’ai essayé de le retranscrire au plus près de ce dont je me souvenais, désolée pour le désagrément !)

1- Aya Tank Top

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Première pièce de cette sélection, le Aya Tank Top de Gabrielle Vézina, que j’ai tricoté en Linen de Drops, se compose de 58% de lin, 26% viscose, 16% coton. Cette laine est assez sèche mais ne gratte pas du tout sur la peau. Le fil est assez raide, il n’y a pas du tout ce petit « rebond » qu’on peut ressentir en tirant sur un fil en laine par exemple. Au départ j’avais pensé à une version rouge, hélas il n’y avait que 2 pelotes en rayon ! J’aime beaucoup ce gris néanmoins. Ce n’est pas une douleur très estivale certes mais je me tourne facilement vers des couleurs foncées pour mes tricots d’été : la dentelle ressort bien sur ma peau très blanche !

En terme de processus, ce patron est bien pensé et très agréable à tricoter.

 

2- Descain de Leila Raabe

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Dès que j’ai vu le Deschain, j’ai su que j’allais le tricoter. Il y a des coups de coeur laineux auxquels on ne résiste pas ! Il a d’ailleurs tapé dans l’oeil de pas mal de monde à sa sortie, avec un certain nombre de version rallongée d’ailleurs ! En effet il s’agit d’un top avec un effet assez croped qui ne plaira pas à tout le monde en l’état. J’ai utilisé ici de la Bomull Lin de Drops qui se compose de 53 % Coton, 47 % Lin. Cette laine a un peu tendance à se dédoubler, mais je n’ai pas vraiment eu de soucis majeur avec !

 

3- Imogen Tee de Carrie Bostick Hoge

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Enfin ce petit Imogen Tee, un peu arrangé à ma sauce ! En effet Imogen est décliné en de multiple variantes. Celle qui me plaisait le plus est le Imogen Spring, qui a des manches arrivant jusqu’au coude. Malheureusement ce modèle n’est disponible que dans le format e-book et les autres modèles ne m’intéressaient pas. Je me suis donc rabattue sur le Imogen Tee, à qui j’ai rallongé les manches (logiiiique). Il m’a fallu compté une pelote pour cet ajout. La laine est d’ailleurs la très connue Belle de Drops qui se compose de 53% coton, 33% viscose, 14% lin. Ce fil est très agréable, mais assez lourd du fait de sa grande proportion de coton.

Pour voir ce projet porté, rendez vous dans mon LookBook Printemps 2019 !

 

Et voilà ! 3 patrons de hauts d’été tricotés, 3 laines différentes ! Et vous, vous tricotez aussi des projets plus estivaux ?

Quel type de laine choisir ?

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Quand on commence le tricot, on peut être un peu perplexe face aux différents choix de laines. Le plus sûr est d’utiliser la laine préconisé par le patron, mais de multiples autres choix sont possibles !

1- Quelle épaisseur ?

C’est vraiment le premier facteur à prendre en compte à mon sens. L’échantillon sera radicalement différent. On peut assez aisément reconnaître l’épaisseur d’un fil à son poids pour 100g (pour peut qu’il soit majoritairement en laine).

Voici un ordre d’idée :

  • Lace : 800m /100g
  • Fingering : 400m/100g
  • Sport : 300m/100g
  • DK : 250m/100g
  • Worsted : 100m/100g

Il existe d’autres épaisseur, encore plus fin et encore plus épais, mais vous saisissez le principe ! Vous pouvez également vous référer à l’échantillon donné par le patron et le comparé à celui de l’étiquette de votre laine, en veillant à ce que la taille d’aiguille proposée corresponde.

On peut parfois tricoter un fil avec la « mauvaise » taille d’aiguille ! Avec des aiguilles plus petites, vous obtiendrez un tissu très dense, solide (ce qu’on fait pour des chaussettes par exemple). Avec des aiguilles plus grandes, vous obtiendrez un tissu très aéré, voire ajouré (on dit tricoter en « déjaugé »). C’est ce que j’avais fait pour un châle rayé : mon premier fil était un fingering, l’autre était bien plus fin et pourtant tricoté avec les mêmes aiguilles. J’avais ainsi obtenu un jeu de rayures par transparence.

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Lili Pili d’Ambah O’Brien – Rayures grises avec un fil fingering et un fil cobweb

 

2- Quelle matière ?

Il existe de multiples matières pour créer des fils à tricoter. Laine bien sûr (et la race du mouton est parfois indiquée est change l’aspect du fil), cachemire, alpaga, angora, soie, mais aussi coton, lin, viscose, bambou, et bien évidemment acrylique ou nylon. Les possibilités se démultiplient avec les mélanges ! Chaque fibre va avoir des caractéristiques.

  • Laine : apportera de la chaleur au tricot. Le mérinos est très doux, le BFL plus rustique (pour les races les plus fréquentes)
  • Cachemire : fibre très luxueuse, très douce et chaude. Se retrouve dans le mélange MCN (mérinos cachemire nylon)
  • Alpaga : aspect plus ou moins « pelucheux » en fonction des marques, ce qui en fait une laine douce ou au contraire qui démange en fonction de votre sensibilité à ses petits poils !
  • Angora : laine précieuse et douce, également pelucheuse mais souvent mieux supportée de l’alpaga.
  • Soie : aspect brillant, apporte du drappé.
  • Coton : pour les tricot d’été, moins chaud, assez lourd.
  • Lin : Agréable en été, un peu plus sec, mais plus léger
  • Viscose : souvent mélangé au coton, allège le poids du tricot
  • Bambou : aspect un peu brillant comme la soie
  • Acrylique : peu cher, facile d’entretien
  • Nylon : apporte de la solidité au fil

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Aspect « poilu » d’une laine contenant de l’alpaga

Vous comprendrez qu’en fonction du projet, les choix sont radicalement différent ! Vous voulez tricoter un pull d’hiver ? Choisissez de la laine, de l’angora ou de l’alpaga. Un top d’été sera parfait en coton ou en lin, plus ou moins mélangé. Les chaussettes devront contenir du nylon car elles sont soumises à des frottements importants. Un tricot pour bébé sera volontiers en acrylique pour résister aux lavages fréquents. Un pull loose aura un joli tombé dans un fil qui contient de la soie. Au contraire, un pull en jaquard à besoin d’une laine rustique comme du BFL.

 

3- Single ou retordu ?

Les fils peuvent être la simple fibre filée et retordue sur elle même (fil single) ou comprendre plusieurs brins retordus ensemble (indiqué sous forme de « ply », le chiffre noté juste avant correspond au nombre de brins retordus ensemble).

Les fils singles sont souvent très doux, mais peuvent avoir tendances à pelucher un peu plus facilement. Cela dit, de nombreuses personnes les utilisent pour des vêtements sans déconvenue.

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A gauche : un fil très retordu – En haut : un retord « classique » – A droite : un single

Les fils retordus permettent souvent un point plus régulier. A mon sens, un fil avec un retord serré est à privilégier pour la réalisation de torsades (et globalement de points texturés), car il fera ressortir le motif.

Malheureusement l’importance du retors n’est pas visible sur l’étiquette, il faut avoir la laine en main pour s’en rendre compte. Bon à savoir qu’en on achète sur internet !

 

4- Pelotes ou écheveaux ?

Les laines teintes à la main sont souvent présentées sous forme d’écheveaux de 100g, alors que les pelotes sont le plus souvent de 50g et se trouvent facilement pour les laines industrielles, mais ça n’est pas toujours le cas !

Il y a des avantages et des inconvénients pour les deux formats : les écheveaux contenant plus de métrage, vous tricoterez plus de fils d’un seul tenant (et ça fera ça de fils en moins à rentrer !) mais nécessiteront l’étape supplémentaire de la mise en pelote. Et pour cela, soit vous réalisez votre pelote à la main (et ça prend une plombe, clairement), soit il faut investir dans un dévidoir et un bobinoir.

 

5- Unis, faux unis, speckles ?

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A gauche : faux uni – En haut : uni – A droite : speckles

La couleur de la laine va avoir un impact direct sur l’aspect du tricot, évidemment. Il faut surtout bien avoir en mémoire que l’effet en pelote et tricoté ne sont parfois pas du tout les mêmes ! Et l’on est parfois attiré par des écheveaux sans pour autant s’imaginer porter le mélange de couleur qui le compose…

L’important est de bien visualiser quelle couleur vous allez choisir pour quelle partie du projet. Un point texturé risque de disparaître si la laine est très chamarrée. Au contraire, une laine avec beaucoup de couleur peu rompre la monotonie d’un grand aplat de jersey.

 

Voilà les petites choses que j’ai apprise sur le tas, à force d’essais. Ce n’est évidemment pas une science exacte, et le mieux reste d’expérimenter !